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Dernière mise à jour :
mercredi 31 juillet 2019
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Informations

Les Cordées

Une cordée… C’est un groupe de personnes qui discute par un échange de courrier ou sur un forum, sur une thématique de leur choix.

 

Témoignages

Lire / écrire

www.paratetra.apf.asso.fr

 

Comment la société peut-elle garantir une vraie place aux personnes handicapées ?

https://make.org

 

Les Tutos de Ludo

Les Tutos de Ludo, c’est une série de courts-métrages qui nous plongent au coeur de l’histoire d’un duo détonant : Ludo, 30 ans, qui va devenir un peu malgré lui l’aidant de Violette, 70 ans et en situation de handicap. L’objectif de ces mini-films ? Dédramatiser les gestes à connaitre pour accompagner une personne en situation de handicap dans les actes de la vie quotidienne.

 
Recherche

Mai 2019 :

Bonjour,

Dans le cadre d’un projet de recherche sur les para-osteoarthropathies neurogenes (aussi appelé osteomes) sur lequel nous travaillons en collaboration avec l’Australie, nous cherchons un patient lésé médullaire qui accepterait de nous aider à rédiger un appel à projet et pour lequel il sera un élément capital. Cet appel à projet sera destiné à poursuivre les recherches sur les mécanismes menant à la formation de cette complication. Les conditions de participation sont les suivantes : le patient doit faire partie d’une association et doit être anglophone car tout le projet se construira en anglais.

Je vous remercie par avance pour votre aide.

Bien cordialement

Dr Marjorie Salga Médecin de Rééducation à l’hôpital de Garches. Contact : marjorie.salga @ aphp.fr

 
Comprendre...

Qu’est-ce que la paraplégie et la tétraplégie (médullaires) ?

Elles résultent le plus souvent d’accidents touchant la moelle épinière (blessés médullaires ou para / tétraplégiques traumatiques) : accidents de la route ou, non rarement, accidents de sport, chutes, plongeon en eau peu profonde, agression (balle)… Ce sont alors souvent des sujets jeunes (et masculins).

Cependant, dans un quart des cas, il s’agit d’atteintes non traumatiques de la moelle épinière (myélopathies) : tumeurs, malformations, accident d’anesthésie, infection ou inflammation (myélite), on parle alors de para(tétra)plégie « médicale »…

Quand la moelle est touchée, les séquelles dépendent du niveau de la moelle épinière dans la colonne vertébrale qui a été atteint : paralysie des deux membres inférieurs (paraplégie) ou des quatre membres (tétraplégie). On compare souvent la moelle épinière à un faisceau de câbles électriques qui transmet les ordres du cerveau aux membres et qui serait « rompu », coupant la transmission. En fait, il arrive souvent que la "coupure" soit incomplète (la paralysie n’est pas totale sous le niveau de la lésion).

D’autre part, la moelle ne sert pas qu’à transmettre des ordres de mouvements à nos muscles. C’est pourquoi, aux paralysies s’associent de façon presque systématique des troubles sensitifs (diminution ou abolition de la sensibilité de la peau, d’où risque de lésions qui passent inaperçues) et des troubles de la commande des appareils urinaire (incontinence…), intestinal (troubles du transit, constipation) et génito-sexuel (troubles de l’érection…). Les troubles sensitifs peuvent s’accompagner de douleurs particulières (car en zone "insensible"). Des contractures musculaires (spasticité), notamment quand la paralysie n’est pas complète, peuvent être très gênantes.

En cas de lésions dorsale (paraplégie « haute ») ou cervicale (tétraplégie), la paralysie des muscles respiratoires (abdominaux, intercostaux) peut entraîner une fragilité voire une insuffisance respiratoire, qui devient très importante dans les lésions très hautes (nuque) dans lesquelles le diaphragme est paralysé.

Le handicap est très variable selon le niveau et la gravité de l’atteinte. Souvent, les sujets paraplégiques conservent, une fois la rééducation initiale terminée, une bonne autonomie même en fauteuil roulant, car ils peuvent réaliser leurs transferts (passer du fauteuil à un lit, un siège de W.C., etc.), conduire une voiture adaptée, « gérer » eux-mêmes leurs problèmes urinaires (ex : sondage), etc. Dans les paraplégies hautes et plus encore les tétraplégies, l’indépendance est souvent plus précaire voire impossible pour beaucoup de gestes essentiels. L’aide d’un tiers est alors nécessaire dans les activités courantes comme dans les soins indispensables (problèmes urinaires et intestinaux, prévention des plaies -escarres- de la peau dues à l’immobilité et à la non perception de la douleur, etc.).

Source : L’accompagnement des personnes handicapées motrices. Dr M. Delcey. Édition APF 2000, p. 38-39. Mise à jour janvier 2017.